My work engages time as its primary material. I approach it not as measurement, but as a structuring force that shapes perception and lived experience. The works do not represent time; they register its duration.
Through slow, repetitive, often monochromatic gestures, I build surfaces onto which time is materially inscribed. Each point acts as a minimal temporal unit; their accumulation renders process visible and situates the body within an extended, near-ritual temporality.
In some works, threads are removed after stitching, leaving only perforations. The gesture remains through its absence. These traces function as residual indices—memory embedded in material.
Positioned between textile practice and conceptual minimalism, the work draws on the legacies of Agnes Martin, On Kawara, Roman Opalka, and Hanne Darboven, as well as a sensibility close to wabi-sabi. Modest materials—paper, recycled plastic, worn fabric, cotton thread, sashiko—carry embedded histories. Plastic’s paradoxical temporality reveals ecological crisis as temporal imbalance, while sashiko introduces a logic of repair and continuity.
The restrained formal language—black and white, square formats, reduced compositions, creates space for sustained attention. Slowness becomes a subtle form of resistance. Rather than producing immediate emotion, the work invites a contemplative encounter with dense time and proposes a renewed awareness of lived duration.
Mon travail engage le temps comme matière première. Je ne l’aborde pas comme une simple mesure, mais comme une force structurante qui façonne la perception et l’expérience vécue. Les œuvres ne représentent pas le temps ; elles en enregistrent la durée.
À travers des gestes lents, répétitifs et souvent monochromes, je construis des surfaces où le temps s’inscrit matériellement. Chaque point agit comme une unité temporelle minimale ; leur accumulation rend le processus perceptible et inscrit le corps dans une temporalité étendue, proche du rituel.
Dans certaines pièces, je retire les fils après les avoir brodés, ne laissant que des perforations. Le geste subsiste dans son absence. Ces traces fonctionnent comme des indices résiduels — une mémoire inscrite dans la matière.
Située entre pratique textile et minimalisme conceptuel, ma démarche dialogue avec les héritages d’Agnes Martin, On Kawara, Roman Opalka et Hanne Darboven, ainsi qu’avec une sensibilité proche du wabi-sabi. Les matériaux modestes que j’emploie — papier, plastique recyclé, tissus usés, fil de coton, sashiko — portent des temporalités inscrites. Le plastique, par sa temporalité paradoxale, révèle la crise écologique comme un déséquilibre du temps ; le sashiko introduit quant à lui une logique de réparation et de continuité.
Le langage formel, volontairement restreint — noir et blanc, formats carrés, compositions épurées — ouvre un espace d’attention soutenue. La lenteur du geste devient une forme discrète de résistance. Il ne s’agit pas de produire une émotion immédiate, mais d’inviter à une expérience contemplative du temps dense et de réactiver une conscience du temps vécu.